Témoignages sur la Guerre d'Espagne

17 mars 2005

Bienvenue

Bienvenue dans le blog du lycée de Caussade.

C'est notre premier blog alors nous vous prions d'être indulgents quant à la qualité de la présentation.

Nous élèves de 503 avons recueilli différents témoignages d'immigrés de la guerre civile d'Espagne vivant désormais dans le  Tarn-et-Garonne .

En espèrant que ce blog vous plaise, nous vous invitons à donner vos impressions .

MERCI

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21 mars 2005

Témoignage sur Antonio Albajar

Antonio Albajar est né en 1916 en Aragon près de Huesca. En 1936 il part faire son service militaire. La même année Franco arrive au pouvoir. Durant cette période, il devient ami avec le capitaine de la caserne. A la fin de son service, Antonio rentre dans son village, deux jours après il est arrété et envoyé en prison par les Franchistes. Il y retrouve son capitaine de l'armée. Les deux amis passent six mois emprisonné ensemble. Mais ne supportant plus la maltraitance des gardiens, ils decident de s'évader. Pour cela ils prennent en otage un des gardiens de la prison. Ils s'enfuient avec celui-ci. Il marche tous les trois jusqu'à la frontière Francaise. Ils y abandonnent le gardien.

Lorsqu'ils arrivent du coté Francais ils ont deux solutions:

- Soit aller dans des camps pour les immigrés

- Soit s'engager dans la legion étrangère

es_dpAntonio choisit de rentrer dans la legion étrangère alors que son ami préfère « la tranquillité» des camps.

Antonio doit se rendre dans l'est de la France pour se battre contre les Allemands. A la fin de la guerre il retraverse toute la France à la recherche d'une association qui s'occupe des immigrès. Il descend jusqu'à Toulouse. Il trouve dans cette ville des personnes qui l'integrent très bien auprès des Toulousain. Il retrouve aussi des immigrés Espagnols, avec qui il va pouvoir partager l'amour pour leurs pays natal. Il communique toujours avec son ami (l'ex capitaine) par lettres. Jusqu'au jour ou Franco annonce aux immigres Espagnols partient en France que si il rentre en Espagne il n'auront aucun problèmes. Alors l'ami d'Antonio décide de rentrer au pays. Depuis... plus de nouvelle!

Antonio s'est marié avec une Francaise avec laquelle il a eu une fille. Il a toujours voulu transmettre la culture Espagnole à sa fille. Il sont souvent partis en Espagne en famille (après la chute de Franco).

Antonio s'est battu toute sa vie pour des valeurs, il était très courageux. Il a été très reconnaissant envers la France, « sa terre d'accueil » ...

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Quelques affiches

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si vous en avez, n'hésitez pas à les publiez

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Quelques affiches

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24 mars 2005

Témoignage de Madame Serra

Témoignage à propos de Felipe Segundo(grand-père de madame Serra):

barcelone_anarsgardesFelipe Segundo est issu d'une famille très pauvre, et il est habitué très tôt à voyager pour survivre. Une année, il part même en Normandie avec sa famille. Les conditions de vie sont très difficiles et Felipe manque de mourir à cause des rats qui le grignotent toute la nuit.Nous sommes pendant la Première Guerre mondiale et Felipe est tout juste adulte. Durant ce voyage en 1917, il assiste en France aux conséquences de la révolution russe et se tient au courant de cette nouvelle idéologie qui se développe.

De retour en Espagne il va à Barcelone où il travaille comme artiste peintre auprès du frère de celle qui deviendra sa femme. Quelques mois après son arrivée, il se marie donc avec la grand-mère de madame Serra, un mariage civil. Dans le même temps, Felipe devient partisan communiste et comme cela se faisait en Espagne sa femme et lui sont logés par le P.C et donne leur salaire à ce dernier qui le gère et le répartit entre les adhérents. En tant qu'artiste peintre Felipe participe à la réalisation du pavillon espagnol pour l'exposition universelle où à travers le pavillon allemand il découvre l'horreur du nazisme.

Ensuite la guerre éclate et Felipe organise un réseau à Barcelone. Suite à la résistance de Barcelone et à sa chute lui et sa femme sont contraints de partir car on leur a dit que les Franquistes allaient les arrêter. Ils partent donc et alors qu'ils sont encore en vu de leur maison, assistent à son bombardement par les Franquistes:

Le terme d'arrestation était donc un euphémisme.

guerre_civile_5

Ils partent donc tous les deux pour la France, à pied. Là, la police les séparent leur disant que les femmes et les enfants seront conduits au même endroit que les hommes mais en camion. Mais bien sûr il n'en est rien, la femme de Felipe est conduite dans une abbaye où avec d'autres femmes, elle est contrainte à l'esclavagisme et coud toute la journée. Apprenant par les soeurs que les hommes sont dans les camps de la côte méditerranéene, elle décide d'écrire. Ainsi pendant des mois, elle envoit des dizaines de lettres... sans timbre, en espagnol et sans adresse précise. Heureusement un homme l'aide et lui fournit un timbre qu'elle n'aurait pas pu se payer, car on ne la payait pas. La gentillesse de cet homme, hélas n'était pas une généralité, car, une fois, elle faillit se faire violer. Grâce au seul timbre qu'elle reçut, elle envoya une lettre à l'adresse « camps de la côte de méditerranée ». Par hazard, car cette lettre fut reçue dans le mauvais camp, Felipe récupéra cette lettre tandis qu'il distribuait des journaux sur la plage. Ainsi donc Felipe apprend où sa femme est retenue et quelques jours plus tard, il s'échappe malgré la surveillance et part pour sauver sa femme, qui se trouve en Corrèze.

Enfin, voyageant la nuit, il arrive à l'abbaye ou le monastère où elle est détenue et la fait s'évader. Ensuite il se cache en Corrèze où il travaille comme charbonnier. Là, la femme de Felipe tombe enceinte. Commence alors neuf mois d'errance en quête d'un peu de confort pour Madame Segundo et l'enfant qu'elle porte. Lorsque les choses se précisent le couple part en quête d'un lieu où elle pourra acoucher.Finalement des religieux les accueillent et la mère de Madame Serra naît.

Apès cela, la famille finit par s'installer en Ariège d'où elle attend la fin de Franco. Regroupé avec d'autres espagnoles ils attendent donc ne comprenant pas les divers gouvernements français qui ne font rien( la guerre est finie) et qui, alors que l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste sont tombées, tolèrent Salazan et Franco.

En réalite, Felipe, sa femme et sa fille ne reviendront jamais en Espagne, car quand Franco se décide à mourir, Monsieur Segundo était âgé de 70 ans. Et seule la femme de Segundo pu remettre les pieds en Espagne profitant du fait qu'elle ne figurait pas sur les listes rouges de Franco, son gouvernement ne reconnaissant pas les mariages civils. Ainsi elle put enmener sa fille voir son pays d'origine, qu'elle même montra à sa fille madame Serra qui parle couramment espagnol et continue à faire vivre certaines traditions.

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02 avril 2005

Mme Gomez et son histoire

       Nous nous sommes renseignés auprès de Mme Gomez et de sa fille Esther agées de 89 ans et de 62 ans. Elles habitent toutes les deux à Varen dans le Tarn-et-Garonne (82)

       Ce sont les raisons politiques qui ont poussé Madame Gomez et toute sa famille à quitter leur pays natal. Ils refusaient d'accepter le régime faschiste. A leur arrivée, ils ne parlaient pas du tout français.guerre_21

       Mme Gomez est arrivée le 24 février 1939 à Caussade avec sa famille et a eu Esther 5 ans après. Elle et sa famille ont été très bien accueilli au centre Lavoisier : ils ont reçu des paillasses et avaient 550 francs par personne mais seulement pour les gens qui ne travaillaient pas. Après les hommes sont allés dans des camps de concentration à Septfonds.

       Ensuite, les femmes ont été déplacées à Montauban et elles avaient le droit de voir les hommes deux fois par semaine pour leur amener des vêtements et ce qui leur manquait. A cette époque, les agriculteurs avaient besoin de main d'œuvre, donc les hommes quittaient les camps et allaient travailler dans les champs.la_republic_3

  Esther se sent française puisqu'elle est née en France mais elle ne reniera jamais ses origines. Par contre, sa mère est de nationalité espagnole mais aujourd'hui elle s'est très bien intégrée et n'oubliera jamais comment elle a été accueillie. Leur dernier séjour en Espagne remonte au 18 août 1991.

  Le souvenir qui a le plus marqué Madame Gomez est le moment où elle a quitté sa patrie à l'âge de 21 ans. Un bateau de pêche les a amené à la Rochelle, ils ont dû rester 3 jours sur le bateau parce que les habitants refusaient qu'ils débarquent, ensuite ils sont allés à Barcelone où elle a rencontré son mari, en passant par Toulouse puis, ils ont finis ce long trajet à Caussade.

       Pour conclure, elles nous ont dit qu'elles aimaient renseigner les gens pour éviter qu'on juge mal les immigrés espagnols.

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El emigrante

¡Adiós mi España querida

te llevo metida

centro de mi alma

porque soy un emigrante

jamás en la vida

podré olvidarte!

Cuando salí de mi tierra,

volví la cara llorando,

porque lo que más quería

otrás me lo iba dejando.

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La guerre civile d'Espagne

      La famille arriva en 1937 de Catalogne à 150 Kilomètres de la frontière française.

       Ils sont partis pour des raisons politiques, ils ont été mis dans un camps car la France n'a pas été préparé, l'intégration c'est fait difficilement. Les français les ont beaucoup présentés sans trop de scrupules.

      Cette réfugiée a fait sa vie en france ( école, mariée à un francais )

       Et elle parle toujours catalan car dans leur famille ils le parlent toujours.

       Ils ont adoptés les traditions françaises. Sa mère pleurait et son père essayait de la consoler.

       Les français ont inculqué aux jeune que les républicains été des incultes, primates, voleurs...On les montrait du doigt, ils été diférenciés des français.

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05 avril 2005

No pasáran

Ahí van marchando los milicianos
Van para el frente con gran valor.
A dar sus vidas se van cantando
Antes que triunfe Franco el traidor.
En el espacio van los fascistas
Bombas aéreas destrozarán
La bella urbe capitalina
Pero a Madrid . . . ¡ No pasáran !
-
Matan mujeres, niños y ancianos
Que por las calles suelen andar.
Esta es la hazaña de los fascistas
Que allá en la historia se ha de grabar.
Si sangre de héroes regó los campos
Bellas simientes resurgirán
El cañón ruje, tiembla la tierra
Pero a Madrid . . . ¡ No pasáran !

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Si me quieres escribir

Si me quieres escribir
ya sabes mi paradero
en el frente de Gandesa
primera línea de fuego
Al llegar a Barcelona
lo primero que se ve
es a los perros fascistas
sentados en el café
Si me quieres escribir
ya sabes mi paradero
Tercera Brigada Mixta
primera línea de fuego
En el tren que va a Madrid
se agregaron dos vagones
uno para los fusiles
y otro para los cojones
Aunque me tiren el puente
y también la pasarela
me verás pasar el Ebro
en un barquito de vela
Artilleros al cañón
afinad la puntería
que el hijo de puta Franco
no se ha muerto todavía
Diez mil veces que los tiren
diez mil veces los haremos
tenemos cabeza dura
los del cuerpo de ingenieros
Con la cabeza de Franco
haremos un gran balón
para que jueguen los niños
de Galicia y Aragón.
En el Ebro se han hundido
las banderas italianas
y en los puentes solo quedan
las que son republicanas
Si me quieres escribir,  
ya sabes mi paradero (bis) 
tercera brigada mixta, 
primera línea de fuego (bis). 
 
Si tú quieres comer bien 
para huir en buena forma (bis) 
en el frente de Gandesa 
aquí tienes una fonda (bis). 
 
A la entrada de la fonda 
hay un moro Mohammed (bis) 
que te dice: "pasa, pasa, 
¿qué quieres para comer?" (bis). 
 
El primer plato que te dan 
son granadas rompedoras, (bis) 
el segundo de metralla 
para recobrar memoria (bis). 
 
Si me quieres escribir 
ya sabes mi paradero (bis) 
tercera brigada mixta, 
primera línea de fuego, 
en el frente de Gandesa, 
en la batalla del Ebro. 
 
Aunque me tiren el puente 
y también la pasarela (bis) 
me verás pasar el Ebro  
en un barquito de vela (bis)

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